Vote du budget du ministère de l’élevage et des productions animales : Des consultations animales gratuites pour le bien être du cheptel

Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions Animales, a fait face aux députés pour le budget de son département. Celui-ci passe de 23.782.000.000 F à 24.925.000.000 F soit une hausse de 1.143.000.000 f en valeur absolue et 5% en valeur relative. Les principales mesures annoncées portent sur la constitution de réserves fourragères pour garantir la nourriture animale en période de sécheresse, la préservation de la santé animale avec un taux de vaccination de 80% et le développement de l’hydraulique pastorale grâce à la multiplication des forages.

Constituer des réserves fourragères est source des revenus et de nombreuses femmes et hommes s’y activent, ce qui leur donne des revenus importants. En période de saison sèche, le cheptel est à la recherche de pâturages d’où la nécessité de constituer un tissu important. Avant cela, il faudrait déjà protéger le tapis herbacé avec une lutte sans merci contre les feux de brousse. L’idéal serait de se doter de pare-feux et de continuer à sensibiliser sur les dangers liés aux feux de brousse. Mieux les changements climatiques observés appellent à une rétrospection de la part des acteurs du sous-secteur de l’élevage.

En second lieu, le ministre Aminata Mbengue Ndiaye a évoqué le problème de la santé animale. L’Oms fixe à 80% le taux de vaccination du cheptel. L’augmentation du budget permettra donc d’impliquer et les femmes et les jeunes dans l’atteinte de cette exigence. Le bien-être animal fait partie des priorités des pouvoirs publics avec des séances de consultations gratuites. Des localités ont déjà fait l’objet de ces actions à savoir Fatick, Tambacounda, Louga.

Concernant le vol du bétail, le système du perçage est déjà en vigueur grâce à un lecteur électronique.

Le développement de l’hydraulique pastoral se poursuit grâce au Pudc ce qui garantit une fourniture en eau aux hommes et au bétail. La clôture du Ranch de Doli permettra d’y ériger des bacs à vaccination, des abreuvoirs et surtout d’assurer la sécurité des lieux avec l’ouverture prochaine d’une brigade de gendarmerie.

Enfin, l’insémination artificielle se poursuivra pour diminuer les importations de lait (60 milliards F) avec l’importation de génisses et de géniteurs pour résorber petit à petit le gap.

Senegalinter / Ibrahima Diop

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