Pierre Goudiaby Atépa en mode saisine de la Cour de Justice de la CEDEAO

Entré tard en politique, Pierre Goudiaby Atépa commence à déceler les ruses et subterfuges liés au jeu. La question des parrainages de la présidentielle avec son cortège de pièges a fini de le faire sortir de ses gongs. Résolument engagé dans l’opposition, Pierre Goudiaby Atépa n’en pense pas moins ester en justice face à l’Etat du Sénégal. Pire, il demande nettement à Macky Sall de laisser la démocratie là où il l’a trouvé et que Mimi Touré arrête car : « trop, c’est trop. »

A la tête du Mouvement Sénégal Rek, riche de plus de 90 associations et partis politiques, le célèbre architecte a qualifié la situation d’urgence. Après avoir fait les 45 départements en quête de parrainages, il a fini par disposer du nombre requis en prenant les précautions d’avoir 120000 signatures, histoire de ne pas fausser le jeu démocratique, dira-t-il. 30 jeunes ont été mobilisés pour l’occasion avec des ordinateurs flambant neufs.

Un discours en réponse aux gesticulations de Mme Mimi Touré qui parle de 3 millions de signatures en faveur du candidat sortant, Macky Sall.

La surprise aura été le rejet de 15000 doublons avec néanmoins la possibilité d’y surseoir. En revanche, 34000 signatures ont été rejetées donc non susceptibles d’être remplacées. Face à cet affront, il a commis un pool d’avocats chargés d’ester en justice au niveau des juridictions sous régionales. A situation d’urgence, procédure d’urgence. A ce titre, il soumettra cette mesure aux responsables de l’opposition : « Karim Wade et Khalifa Sall ont vu leurs parrainages acceptés, ils seront exclus du jeu. »

Pierre Goudiaby Atépa a déploré la situation des 100000 sénégalais pris sous les filets du double parrainage : « il faut appliquer la loi, que va faire le Conseil Constitutionnel ? La situation est très grave et plus que compliquée, puisque cela va entacher la régularité des parrainages. Et l’architecte en chef de proposer : « demain, on saura la conduite à tenir, nous n’allons pas suivre le gouvernement dans cette mascarade et là j’ai honte pour notre pays qui a été donnée en exemple en matière de démocratie. Nous ne nous laisserons pas faire, notre mouvement est crédible et notre programme également. Nous en profitons pour interpeller le Conseil Constitutionnel car trop, c’est trop. Nous avons lancé l’idée de la saisine avec des arguments que le dit Conseil devra accepter en raison de leur pertinence.

S’exprimant sur la légitimité des candidats, il dira qu’il y a une différence dans les fichiers remis aux candidats et le fichier réel : « cette affaire est une farce et nous savons même qu’au sein du Conseil Constitutionnel, il y a des problèmes. »’

Sur la conduite à tenir, il dira : « le Front de l’opposition décidera et je pense que celle-ci y est allée de bonne foi. »

Enfin, sur le silence de la Société Civile, l’architecte a soutenu : « nous n’excluons de les mettre devant leurs responsabilités, c’est à ce titre que je les interpelle ».

Ibrahima Diop

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