Décès d’Amath Dansokho, vétéran de la vie politique sénégalaise

Amath Dansokho, le 28 janvier 2012, à Dakar. © AFP

Amath Dansokho, figure de la vie politique sénégalaise depuis plus de 60 ans et opposant aux présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, est décédé vendredi soir à Dakar.

Amath Dansokho, né le 13 janvier 1937 à Kédougou, dans le sud-est du Sénégal, est décédé le 23 août à 82 ans des suites d’une maladie.

L’ancien ministre, qui a pendant de nombreuses années dirigé le Parti de l’indépendance et du travail (PIT), était un allié du président Macky Sall, qui l’avait nommé ministre d’État, une fonction essentiellement honorifique. Sa formation politique, qui se réclamait du communisme, est membre de Benno Bokk Yakaar [BBY], la coalition au pouvoir.

Le chef de l’État sénégalais a salué « un grand combattant de la liberté, de la démocratie et du progrès des peuples ».

Un « grand rassembleur »

Amath Dansokho « aura été de tous les combats et marqué notre histoire politique et sociale contemporaine pour son rôle éminent et historique de lien entre plusieurs générations d’acteurs politiques, de grand rassembleur infatigable », a dit Macky Sall dans un communiqué.

« C’est un baobab qui vient de tomber, un homme qui a été de toutes les luttes pour la démocratie et les libertés fondamentales » au Sénégal et en Afrique, a estimé sur Twitter Alioune Tine, personnalité de la société civile.

« C’était un grand patriote qui pendant toute sa vie a été au service du Sénégal et de l’Afrique », a témoigné l’ex-Premier ministre et opposant Idrissa Seck.

Plusieurs fois emprisonné

Amath Dansokho a été membre du Parti africain de l’indépendance (PAI), avant d’en démissionner pour créer avec d’autres camarades le PIT.

Homme politique et syndicaliste, il a été plusieurs fois emprisonné et a connu pendant de nombreuses années l’exil sous le président Senghor (1960-1980), séjournant dans des pays africains et de l’ex-bloc de l’Est.

Il s’est également opposé aux présidents Diouf (1981-2000) et Wade (2000-2012), qui l’ont nommé ministre avant de le limoger après ses critiques contre leur gestion.

Cet ancien maire de Kédougou et député à l’Assemblée nationale était réputé pour son franc-parler et son courage politique.

Avec AFP

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