Conférence religieuse de l’Association de la Confédération des Synergies de la Casamance

La présidente Houssaynatou Barry souhaite impliquer les femmes dans la paix

Iran Ndao a tenu en haleine deux heures durant les femmes de l’association de la Confédération des Synergies de la Casamance, venues répondre à l’appel de la présidente Houssaynatou Barry. Le thème développé est plus qu’actuel : l’Islam face aux violences faites aux femmes et aux enfants. C’était en présence de la marraine Mme Mbacké Ndèye Ndiaye Mame Diarra, d’Ibrahima Diawandou, parrain, et de la députée Marie Louise Diouf.

Les violences sont le fait de l’homme. On n’a jamais vu un ange venir faire du mal à un humain, dira, Iran Ndao. Les violences sont dans les comportements et les attitudes. La violence intellectuelle existe également, dira le conférencier non sans pointer du doigt les violences verbales. Les cas d’infanticide sont également au cœur des actions de tous les jours. Or Dieu dans le Coran ne cesse de condamner toutes formes de violences : « réveiller le démon est grave car Satan dort et Dieu maudit tout être qui par un acte ou un autre le réveille et le fait sortir de sa torpeur ». Iran Ndao s’emploiera également à lister les personnes à épargner en cas de conflits : femmes, enfants, vieillards, handicapés, malades, intellectuels, médecins… ; c’est aussi le cas pour la végétation, les récoltes, les arbres.

Iran Ndao a poursuivi aussi en accusant les parents qui ont fui leurs responsabilités en abandonnant leurs rejetons dans les Daaras : « chez nous, tout est gratuit et on ne demande à aucun parent de payer. Seulement même après les apprentissages, les enfants n’ont plus de repères car sans nouvelles de leurs familles. C’est aussi de la violence. » Enfin, Iran Ndao a rappelé les musulmans à éviter de tourner en dérision leur religion avec des sketches sur les Imams, les éducateurs… c’est le cas aussi pour l’apprenti qui exhibe sa cigarette sur le car avec des écritures saintes : « prenons garde à ne pas nous amuser avec les passages du Saint Coran »

Mme Houssaynatou Barry a salué l’engouement né de cette première édition en termes de participation et de mobilisation : « cela nous a permis de revenir à la source de l’Islam, nous sommes une famille et nous représentons toutes les ethnies du Sénégal. Nous sommes basés à Dakar mais nous pensons à nos familles restées en Casamance et nous ne cessons d’œuvrer pour la paix et en tant que femmes, nous sommes concernées car l’Islam bannit la violence. Le conférencier a été à la hauteur et j’en appelle à l’union des femmes pour arriver à la paix partout au Sénégal et dans le monde. »

Des propos corroborés par Mme Aidara Néné Koita, en soutenant que les idées sorties doivent faire l’objet de suivis en termes de sensibilisation auprès des autres femmes.  Lors des rencontres et des causeries, nous devons porter la parole aux autres et surtout mieux éduquer nos enfants. A l’heure actuelle, avoir un garçon est plus que compliqué lorsqu’on voit les déviations constatées, alors que pour la fille, si l’éducation de base est assurée, il y a moins de risques.

Ibrahima Diop

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